samedi 7 juin 2008

Los Roques – Carenero/Cayo Remanso

Apres Francisqui, retour a la « capitale », Gran Roque, ou nous devons passer une journee pendus a l’ordinateur. Nous attendons des nouvelles de la piece du dessal et nous devons regler d’autres questions logistiques et administratives.
Nous y avons nos habitudes maintenant, le GPS nous redonne notre position d’ancrage, nous savons a quel ponton docker le dinghy (celui qui est le plus proche de l’aeroport, qui n’a pas de barre en fer rouille, ce qui a cause la crevaison du boudin – c’est repare au fait). Nous retrouvons souvent les memes bateaux au mouillage.

Il y a ce monocoque francais ancre derriere nous… Il est arrive a Gran Roque au moment de notre premier mouillage, remorque par les guardacostas. Ayant casse et perdu son safran en pleine mer, il a derive pendant 26h. En arrivant pres des cotes de Gran Roque, il a lance un appel VHF, les garde cotes sont venus le remorquer dans la baie, juste avant qu’il ne se fracasse sur les rochers. Lucky guy… Il est donc ancre la, attendant un nouveau safran. Rien au Venezuela, il l’a commande en France et le recevra dans plusieurs semaines.

Diner au restaurant (histoire de manger du poulet, il n’y a pas de viande aux Roques) et avitaillement, car notre depart vers les iles desertes est prevu pour le lendemain avec deux escales aux Roques : Carenero et Dos Mosquises. De la, il nous restera une journee de navigation pour atteindre Los Aves. Et nous avons une date precise pour y arriver : lundi apres-midi (livraison secrete de la piece du dessal prevue…)


Premiere escale donc, Carenero (Cayo Remanso plus precisemment, un ilet au sud) que nous atteignons apres 3h de navigation calme.

Nous sortons les lignes… et pechons un, puis deux barracudas, nos premiers depuis que nous sommes en mer. Ils ont vraiment une sale tete ces poissons, avec plusieurs rangees de dents tres pointues. Et en plus, ils sont coriaces, nous sommes obliges de les « achever » a la manivelle de winch ! C’est Lucas qui opere et avec le tact qui le caracterise, il leur met d’abord une serpillere mouillee sur la tete pour qu’ils ne voient pas leur supplice arriver !
C’est tres bon le barracuca, la chair blanche est tres ferme. Puisque nous n’avons pas de viande ici, il faut bien se nourrir de proteines, et le poisson est parfait en terme d’equilibre alimentaire !
(Nous ne vous cachons pas qu’il nous arrive d’evoquer, avec des tremolos dans la voix, une bonne cuisse de canard confit !)
La baie est magnifique, eau tres transparente (on voit l’ancre du bateau !), bosquets de mangroves a cote d’une petite petite plage de sable.
La journee a Cayo Remanso est consacree a la decouverte des fonds marins.
‘Grenouille’ que nous venons de retrouver, a fait un reperage la veille et les coins de snorkeling sont magnifiques. La caye (autour de laquelle il a fallu zigzaguer avant d’ancrer – voir photo avec les zones plus foncees) offre des tresors de couleurs et de richesses : des oursins geants, des perroquets, des concombres de mer, des murenes (berk…). Pour la premiere fois, Claudie a fait du PMT entouree de barracudas !

Et puis, vers 17h, une vision incroyable s’offre a nous. Autour du bateau, c’est la chasse ! Les pelicans plongent violemment pour attraper d’enormes poissons qui sautent, se debattent en formant des bouillons geants.

« Ce doit etre du gros » disent les hommes ! Ni une ni deux, ils prennent le dinghy, installent les lignes et avancent lentement au milieu de ce terrain de chasse, histoire d’attraper un de ces enormes poissons. Deception, leur seule prise est un animal bizarre, genre une grosse vive qui ne semble pas vraiment comestible. Pas de probleme, on la garde, elle servira de leurre pour la prochaine navigation demain !