mardi 20 mai 2008

Gran Roque, la « capitale » des Roques


En tant que Parc National, l’acces aux Roques est strictement contrôle : a peine l’ancre « plantee » a Gran Roque, les lanchas des guardacostas arrivent et annoncent la procedure : il faut se declarer immediatement aux douane et immigration, aux autorites du « Parque National »… quatre differents points qui permettent de visiter tout le village d'un coup !… et enfin de s’acquitter des taxes (pour chaque personne a bord + taxe pour le bateau) qui permettent l'entretien et la sauvegarde du site.

Gran Roque est l'ile principale de l'archipel, elle regroupe 99% des habitants (1 200 personnes) et heberge l'aeroport dont la tour de controle est montee sur un camion hydraulique ! Des liaisons quotidiennes desservent Caracas et Margarita.
Le front de mer, avec ses barques de pêcheurs au sec et ses pélicans peu farouches, est vraiment adorable et incite a la decouverte.
Les rues en sable et les maisons colorées font de Gran Roque un veritable havre de paix. Pas de voiture ici, l’ambiance est vraiment douce et tranquille. On s’y sent bien…
Le « centre » du village regroupe presque toutes les activites « commerciales » : des p’tits resto, trois « supermercados » sommaires, deux cafes internet, de petites boutiques de souvenirs, on trouve presque tout a Gran Roque ! Deux fois par semaine, les lanchas arrivent du continent pour approvisionner l’ile.

Maisons sommaires de pecheurs colorees et "posadas", auberges de charme dont la plupart est assez design (normal, elles sont detenues a 85% par des Italiens !) cohabitent en bonne harmonie.
Une école et un petit parc pour enfants animent les rues.

L'eclairage des rues en plein jour nous rappelle que la "gazolina" n'est vraiment pas chere ici (la ville tourne grace a des groupes electrogenes...)

Aux alentours, les maisons sont plus rustiques, mais bien entretenues et tout aussi colorees. Malgré son développement touristique, Gran Roque a su garder beaucoup de charme. Une loi venant tout juste d’interdire toute nouvelle construction dans l’archipel, on ose esperer que Gran Roque conservera ce charme pour un certain temps encore...
Nous ne restons que deux jours a Gran Roque, le temps de s'approvisionner, de faire la lessive, de regarder nos emails et regler quelques problemes administratifs. Il nous reste encore beaucoup d'endroits et de traditions a decouvrir de ce village.
Nous aurons largement le temps de nous en impregner plus a fond puisque, du fait de procedures d'immigration complexes, nous ne pourrons aller a Bonaire.

Gran Roque etant l'ile la seule ile habitee des Roques, nous y reviendrons souvent dans les prochaines semaines, entre les mouillages des differentes iles.

Et puis, notre dessal devenant de plus en plus capricieux, nous ne sommes plus autonomes en eau douce. Impossible de faire reparer au Venezuela… Nous reviendrons donc ici regulierement pour faire le plein des cuves... le temps de trouver, peut-etre, une solution magique…