Il y a encore quelques annees, seules les cartes maritimes (Imray) faisaient foi. Elles sont grandes, pas faciles a manier, mais reproduisent exactement les fonds (nature et hauteur). On calculait sa route (avec regle, rapporteur... pas si simple), on la tracait sur la carte, on la suivait toutes les heures.
Nous avons utilise pas mal de cartes Imray, surtout au debut de notre periple, car elles sont fiables et detaillees.
Puis le GPS est arrive. On achete les cartes informatisees necessaires en fonction de son itineraire. Elles sont entrees dans la petite machine.On programme ses "Waypoints", c'est-a-dire les coordonnees GPS des endroits ou on veut aller, on trace sa route... et instantanement, le GPS donne le cap a suivre, indique la vitesse du bateau, calcule le temps qu'il faut, et donc donne l'heure d'arrivee. Toutes ces informations s'ajustent en cours de navigation en fonction de l'evolution de la direction et de la force du vent.
Meme si tout cela parait "automatique", l'intervention humaine est indispensable en permanence. On regarde sa girouette en haut du mat, la boussole pour ajuster la barre... Rien ne remplace l'oeil aussi : meme si le GPS dit que "ca passe", les hauts fonds se voit a l'oeil nu... Il faut donc etre vigilent.
Le zoom est tres pointu et indique la hauteur des fonds tres precisemment. Seul petit inconvenient, l'ecran du GPS n'est pas tres grand.

Il y a une grande discussion autour des instruments de navigation : les "vrais" marins ne se fient qu'aux cartes papier et tracent leurs routes eux-memes, ils ne font pas confiance a la technologie. Un GPS peut tomber en panne, on peut etre a cours de piles ou batterie (c'est vrai d'ailleurs !). La carte papier, elle, ne tombe jamais en panne !
Mais mettez un GPS entre les mains d'un "vrai"marin, il va "s'eclater" ! Nous l'avons teste avec Gwen, notre skipper des 3 premieres semaines... Il a adore ce "joujou"... N'empeche qu'il est reparti en mer... avec ses cartes papier !
Comment choisit-on ses mouillages ?
La aussi, il faut des outils. On ne peut pas ancrer la ou bon nous semble sous pretexte que le paysage est joli ! (c'est pourtant parfois tentant...)
Impossible d'ancrer dans les coraux, dans les pierres, la meilleure tenue est dans le sable.
Les mouillages sont repertories dans le GPS ou dans des guides papier. Le dessin d'une ancre apparait la ou il y a un mouillage (avec des commentaires tres precis).
Dans les Antilles, le guide de reference est le "Patuelli', au Venezuela, c'est le "Cruising Guide" de Chris Doyle. Nous avons rencontre Chris a plusieurs reprises dans differents iles. Avec son catamaran "Ti Kanot", il ecluse tous les mouillages, va a terre, et enrichit son guide au fil des editions. Entre chaque edition papier, ses mises a jour peuvent etre consultees sur son site.
Les guides papier sont interessants car, outre les bons mouillages, ils indiquent les services proposes aux mouillages (quand il y en a, ce qui n'est pas le cas dans les iles desertes ou les mouillages isoles) : ravitaillement possible en diesel, en eau, mini-market, acastillage, reparateurs divers...

Et puis aussi... le bouche-a-oreille fonctionne parfaitement... Un bon mouillage, ca se communique !
D'ou l'eternel dilemne : s'il y a du monde dans un mouillage, c'est qu'il est beau et bien abrite du vent... S'il n'y a personne dans un mouillage de reve a proximite, il y a certainement un probleme (mauvaise tenue de l'ancre, mouillage rouleur mal abrite...)
Nous avons rencontre plusieurs fois ce dilemne dans les Antilles. Mais depuis que nous sommes au Venezuela, le nombre de navigateurs de plaisance a largement diminue. Les mouillages sont magnifiques et tres peu encombres... On n'a donc que l'embarras du choix !