Une ile deserte ou presque : nos seules decouvertes se resument a un puits, une chapelle miniature, et des anes !

Nous marchons au milieu des cactus geants, des cactus sauteurs enfouis dans les herbes (et ils font tres mal !), des lacs asseches, donnant parfois l’impression de paysages lunaires.
Nous continuons a marcher, et a marcher encore. Cela fait plusieurs heures que nous marchons sous le « cagnard », avec comme seules reserves 2 bouteilles d’eau pour 8. Il fait tres chaud et nos reserves s’epuisent. Alors notre objectif est d’atteindre le refuge des guardacostas (les gardes-cotes de l’armee venezuelienne) pour qu’ils nous depannent en eau. Nous ne trouvons pas leur base et nous continuons a marcher. 
Nous faisons un stop dans une baie magnifique ou nous apercevons un bateau de pecheurs mouille au large. Etienne, le plus courageux, nage vers leur bateau.
Les pecheurs l’apercoivent et viennent a sa rencontre en barque. Ils nous depannent en eau... tres trouble… Est-elle reellement potable ? Tant pis, nous nous lancons, nous avons tellement soif que nous le saurons le lendemain !
Les pecheurs l’apercoivent et viennent a sa rencontre en barque. Ils nous depannent en eau... tres trouble… Est-elle reellement potable ? Tant pis, nous nous lancons, nous avons tellement soif que nous le saurons le lendemain !Les pecheurs nous indiquent que les gardes-cotes se sont plus tres loin (encore 1/2h peut-etre) et qu’ils auront peut-etre de quoi nous nourrir un peu.
Nous en profitons donc pour nous rafraichir dans une eau turquoise transparente .
Et nous voilà repartis… L’apres-midi avance et nous nous demandons comment nous retournerons aux bateaux. Il fera nuit en effet, nous n’avions pas prevu que cette expedition serait si longue et nous n’avons donc pas mis nos feux de mouillage. Il sera donc impossible de localiser nos bateaux dans la nuit alors que l’ile est inhabitee donc pas eclairee. Nous arrivons finalement a leur « settlement » et sommes accueillis par le meme garde que celui qui a fait l’inspection du bateau quelques jours auparavant. Il nous reconnaît… Heureusement qu’Etienne est la pour leur raconter notre aventure. Quand nous lui annoncons que nous arrivons a pied de Playa El Yaque, notre lieu de mouillage, il nous regarde, completement abasourdi ! « Mais vous etes fous, c’est a 20km d’ici en ligne droite !». Et comme nous nous sommes perdus, nous avons surement marche 25 km dans les cactus, les pieds et jambes ecorches vifs !
L’accueil des militaires est plus que chaleureux. Ils nous apportent des boissons, nous installent des chaises… Les enfants l’attendrissent… Ils nous prennent pour des parents indignes qui ont fait marcher les enfants pendant des heures sous le cagnard sans eau ni nourriture ! Ils nous informent que le commandant de la base fait la sieste (!) et qu’il va falloir attendre son reveil pour lui demander son accord pour nous ramener a nos bateaux - au moins les enfants - avec leur barque a moteur !
Accord obtenu pour tout le monde, ouf… Les gardes-cotes preparent donc leur barque (avec un moteur de 75CV quand meme, remarque Lucas) et nous ramenent en fin d’apres-midi.
Accord obtenu pour tout le monde, ouf… Les gardes-cotes preparent donc leur barque (avec un moteur de 75CV quand meme, remarque Lucas) et nous ramenent en fin d’apres-midi.Nous sommes brules par le soleil (et oui, malgre nos bronzages intenses, il nous est encore possible de prendre des coups de soleil… oh les snobs !) et le sel, fatigues… mais heureux de notre expedition…



