samedi 26 avril 2008

Ca y est, on a un nouveau dinghy !

Apres plus de 8 jours coinces a bord du Chat Beaute, nous voici autonomes, nous pouvons enfin regagner la terre, le nouveau dinghy est operationnel !

Pour la petite histoire, qui vaut quand meme le coup d'etre contee...

A Porlamar, nous avons coule une bielle sur l'ancien dinghy. Irremediable, parait-il. Nous devons remplacer notre moteur de 40 CV. Seulement voila, a Margarita, impossible de trouver des moteurs. Apres multe demarches et discussions (vous savez le fameux "copain du copain du frere de ma belle-soeur"...), on nous indique un magasin qui a l'unique moteur de 40 CV de l'ile. Acquisition faite en dollars par virement bancaire (impossible de financer avec des bolivars locaux)... Notre dinghy de 400kg est leve sur un camion et emporte au magasin ou le moteur doit y etre fixe.
Jusque la, tout va bien.
Et puis, le lendemain, nous sommes contactes par le magasin... Finalement, il est impossible de fixer ce moteur sur notre dinghy. Il manque des pieces qui doivent venir du continent dans... 2 semaines environ. Le prix s'en trouve donc augmente de... 30%.
Etienne est furieux, on ne veut pas attendre et en plus, "un deal est un deal".

Retour au magasin donc pour annuler l'achat... Apres des discussions assez chaudes, le magasin est d'accord pour rembourser... mais en bolivars et en liquide ! Avec le taux de change, on se retrouve donc a la tete de 15 millions de bolivars... en petites coupures !!!! Retour au bateau en taxi avec vitres teintees...

Mais bon, ca ne resoud pas notre probleme de dinghy... C'est alors qu'un bateau voisin au courant de nos deboires nous dit avoir entendu a la VHF qu'un homme, soit-disant concessionnaire de la celebre marque de dinghy Caribe, vend 1 dinghy et 3 moteurs neufs, encore en boite, skockes sur son bateau... Ca sent l'arnaque a plein nez. Mais a-t-on vraiment le choix ?

On prend contact et on lui achete son moteur le plus puissant : 10CV... Mais le dinghy qu'il propose est tout petit et le moteur trop puissant pour la coque... Il engouffre de l'eau...

Que faire maintenant qu'on a un moteur tout neuf de 10 CV ? Il faut absolument trouver une coque...
Heureusement que nous avons commence a nous faire des copains dans la baie depuis le temps que nous sommes la. Tout le monde est au courant de notre histoire de dinghy !

Paul, un marin allemand chevronne (son voilier 'Alessandra' est une merveille - voir ci-dessous), vend un de ses deux dinghys. Mais il vend la coque et le moteur. Seulement voila, on a deja achete un moteur neuf... Apres discussion, il accepte de nous vendre son dinghy uniquement. Une coque tres longue, plus longue que notre ancienne...

Reste a fixer le nouveau moteur sur la coque... Encore un camion pour sortir la coque de l'eau sur la plage a 18h (il fait nuit) afin de fixer le moteur. Et des venezueliens, trouves au bar de la plage a cette heure sacree de l'apero, se mettent au travail moyennant un bon pourboire.

Ca y est, le moteur est monte a 20h. Mais le dinghy ne demarre pas. Et pour cause, il a un demarreur electrique, et nous n'avons pas de batterie. Etienne repart le lendemain acheter une batterie.

Et voila... Tout est en place aujourd'hui... Et ca marche !
Nous voila donc de nouveau autonome, certes tristes d'avoir quitte notre dinghy de competition (avec lequel on pouvait faire du ski nautique).

Et d'ailleurs, ou est-il notre ancien dinghy ?
Et bien en 24h, il est vendu par le magasin auquel nous avions achete le premier moteur de 40CV qui nous a ete rembourse !
Encore des bolivars a venir... !
Bye bye notre dinghy adore...

Les enfants se consolent car ils peuvent maintenant conduire le nouveau dinghy qui a une barre franche, ce qui n'etait pas le cas pour l'ancien a console centrale.

En conclusion, meme si Margarita est la plus grande ile du Venezuela, le "business" est un vrai metier... Une fois de plus, notre cap'tain a rondement mene l'affaire, moyennant quelques crises de deprime ! Les penuries incessantes favorisent un marche noir solidement ancre... En ce moment, pas de riz et pas de moteurs, il fallait juste le savoir...

Nous sommes donc en mesure de partir a Tortuga demain soir lundi... retrouver le paradis des iles que nous atteindrons apres 20h environ de navigation, dont toute la nuit.

Ci-dessous, 'Alessandra', le voilier de Paul, construit de ses propres mains, avec lequel il a deja fait un tour du monde... Tellement magnifique qu'il le loue pour le tournage de films. Le dernier en date avait Brad Pitt comme acteur principal !

mercredi 23 avril 2008

Les outils de navigation et de mouillage

Avec quels instruments navigue-t-on ?
Il y a encore quelques annees, seules les cartes maritimes (Imray) faisaient foi. Elles sont grandes, pas faciles a manier, mais reproduisent exactement les fonds (nature et hauteur). On calculait sa route (avec regle, rapporteur... pas si simple), on la tracait sur la carte, on la suivait toutes les heures.

Nous avons utilise pas mal de cartes Imray, surtout au debut de notre periple, car elles sont fiables et detaillees.
Puis le GPS est arrive. On achete les cartes informatisees necessaires en fonction de son itineraire. Elles sont entrees dans la petite machine.

On programme ses "Waypoints", c'est-a-dire les coordonnees GPS des endroits ou on veut aller, on trace sa route... et instantanement, le GPS donne le cap a suivre, indique la vitesse du bateau, calcule le temps qu'il faut, et donc donne l'heure d'arrivee. Toutes ces informations s'ajustent en cours de navigation en fonction de l'evolution de la direction et de la force du vent.

Meme si tout cela parait "automatique", l'intervention humaine est indispensable en permanence. On regarde sa girouette en haut du mat, la boussole pour ajuster la barre... Rien ne remplace l'oeil aussi : meme si le GPS dit que "ca passe", les hauts fonds se voit a l'oeil nu... Il faut donc etre vigilent.
Le zoom est tres pointu et indique la hauteur des fonds tres precisemment. Seul petit inconvenient, l'ecran du GPS n'est pas tres grand.



Il y a une grande discussion autour des instruments de navigation : les "vrais" marins ne se fient qu'aux cartes papier et tracent leurs routes eux-memes, ils ne font pas confiance a la technologie. Un GPS peut tomber en panne, on peut etre a cours de piles ou batterie (c'est vrai d'ailleurs !). La carte papier, elle, ne tombe jamais en panne !

Mais mettez un GPS entre les mains d'un "vrai"marin, il va "s'eclater" ! Nous l'avons teste avec Gwen, notre skipper des 3 premieres semaines... Il a adore ce "joujou"... N'empeche qu'il est reparti en mer... avec ses cartes papier !

Comment choisit-on ses mouillages ?

La aussi, il faut des outils. On ne peut pas ancrer la ou bon nous semble sous pretexte que le paysage est joli ! (c'est pourtant parfois tentant...)

Impossible d'ancrer dans les coraux, dans les pierres, la meilleure tenue est dans le sable.

Les mouillages sont repertories dans le GPS ou dans des guides papier. Le dessin d'une ancre apparait la ou il y a un mouillage (avec des commentaires tres precis).

Dans les Antilles, le guide de reference est le "Patuelli', au Venezuela, c'est le "Cruising Guide" de Chris Doyle. Nous avons rencontre Chris a plusieurs reprises dans differents iles. Avec son catamaran "Ti Kanot", il ecluse tous les mouillages, va a terre, et enrichit son guide au fil des editions. Entre chaque edition papier, ses mises a jour peuvent etre consultees sur son site.

Les guides papier sont interessants car, outre les bons mouillages, ils indiquent les services proposes aux mouillages (quand il y en a, ce qui n'est pas le cas dans les iles desertes ou les mouillages isoles) : ravitaillement possible en diesel, en eau, mini-market, acastillage, reparateurs divers...



Et puis aussi... le bouche-a-oreille fonctionne parfaitement... Un bon mouillage, ca se communique !

D'ou l'eternel dilemne : s'il y a du monde dans un mouillage, c'est qu'il est beau et bien abrite du vent... S'il n'y a personne dans un mouillage de reve a proximite, il y a certainement un probleme (mauvaise tenue de l'ancre, mouillage rouleur mal abrite...)

Nous avons rencontre plusieurs fois ce dilemne dans les Antilles. Mais depuis que nous sommes au Venezuela, le nombre de navigateurs de plaisance a largement diminue. Les mouillages sont magnifiques et tres peu encombres... On n'a donc que l'embarras du choix !

Un petit hommage...

... a nos amis qui ont quitte le Chat Beaute dimanche soir et sont arrives a destination... ce matin mercredi !
Et oui, pendant leur semaine a bord, la compagnie Aeropostale par laquelle ils ont rejoint Margarita de Caracas... a tout simplement depose le bilan !
Trafic aerien tres perturbe ici, avions de remplacement mis en service, connexions manquees, problemes d'immigration... Tout cela a fait qu'il leur a fallu 3 jours pour rentrer !
Pendant que nous naviguions, visitions, nous adonnions aux plaisirs nautiques, qui aurait eu l'idee d'ecouter les news ?
Un grand merci pour leur venue a bord, en esperant qu'ils garderont un bon souvenir de leur sejour, si ce n'est de leur voyage !
Finalement, il n'y a pas que sur l'eau que nous sommes soumis a des aleas de tous ordres !

lundi 21 avril 2008

Carte de Margarita...

Pour vous reperer dans nos differentes visites de l'ile de Margarita ci-dessous, la voici en image... et annotee !

Margarita : Restinga Playa par les canaux de mangrove

Journee a la Restinga, une plage de 20 kms de long, accessible uniquement par barques dans des canaux a travers la mangrove grouillante d’oiseaux et de crabes geantissimes…

Les canaux ont meme des noms, comme les ruelles de Venise…




Nous arrivons sur la cote au vent, les enfants se jettent dans les rouleaux. Elle est belle cette plage, mais bon, elle ressemble plutot a une plage de Bretagne (a part la temperature de l’eau) qu’a une plage turquoise des Caraibes. Il paraît que c’est la saison qui veut ca…
C’est samedi, et il y a un mariage local sur la plage. La mariee est etonnante, en « string » avec une tunique blanche transparente comme seuls vetements ! L’orchestre bat son plein (et nous casse les oreilles par la meme occasion !)

Et pour finir cette semaine a Margarita, c’est la galere sur le Chat Beaute !

Le moteur du dinghy nous fait des miseres. Apres avoir transporte 9 personnes pendant 1 semaine (ce qui n'a rien a voir d'ailleurs), on a coule une biele (il paraît que c’est grave, mais tant qu’on n’a pas coule les bieres, ca va encore !). Nous voilà donc coinces au mouillage…
Bon d'accord, il y a pire comme prison…
On peut quand meme faire du PMT (les garcons rapportent une etoile de mer gigantesque), s’amuser avec le kayak…

Etienne, comme d’habitude prend les choses en main, il est peut etre temps de remplacer le moteur. En attendant, nous lancons des appels avec la VHF des que nous avons besoin d'aller a terre.
L’entraide si chaleureuse entre plaisanciers joue a fond. Quand on en a besoin, un bateau voisin nous emmene au ponton jusqu'à ce que le nouveau moteur soit installe.
Nos amis doivent nous quitter a la nuit tombante. La separation est douloureuse…
Avec tous leurs sacs de voyage, un dinghy voisin nous « tracte » pour les deposer au ponton.


Prochaine etape apres la reparation du moteur : l’ile de Tortuga que nous atteindrons apres 15-20h de navigation, dont une partie de nuit.

Margarita : un peu de culture et de nature…

Escapade a Ascension, capitale administrative de l’ile perchee dans les montagnes au centre de l'ile… L'interieur de cette ile a vraiment quelques ressemblances avec la Corse, excepte l'architecture dont on ressent fortement l'influence hispanique.
On monte au fort...

On se balade dans les rues...
...a la rencontre d'une vieille eglise (qui a quelque chose a voir avec Christophe Colomb mais nous n'avons pas compris les explications de sa plaque comemorative !)...














...d'un couvent de carmelites...

...du palais de justice presque neuf….


Visites entrecoupees d'un dejeuner sur la place centrale...

Margarita : parc aquatique… et nage avec les dauphins !

Il y a quand meme des activites a faire dans cette grande ile, plus etendue que la Corse...

Julie et Lucas revent d’eau douce apres presque 6 mois d'eau salee et de sable ! Direction donc Parque El Aqua, parc aquatique bien amenage pour une ile.



Petits et grands s’en donnent a cœur joie… et tout le monde rentre au bateau sentant bon le chlore et l'eau de javel !

Puis, temps fort de cette semaine, nous allons nager avec les dauphins !

Petit cours theorique et on se lance. C’est la fascination… Ces « presque etres humains » nous transmettent leur sourire et leur gentillesse. Notre dauphine attitree, "Pinky", est dressee pour nous faire des bisous, danser sur certains de nos gestes, et nous tirer dans l'eau, soit avec son aileron, soit avec ses nageoires !

Grand moment de bonheur pour les petits et les grands...
On aurait aime que cela dure plus longtemps…



Margarita-Coche-Margarita : meduses... et genois dechire !

Nous naviguons 2h environ pour recuperer nos amis a leur hotel, assez sportivement il faut bien le dire !
D’abord parce que nous n’avons plus de telephone (Etienne est tombe tout habille dans la mer avec le telephone et les cartes de credit, donc le RV se fait par email !)
Ensuite, il n’y a pas de mouillage possible devant l’hotel, les fonds sont trop hauts, nous jetons donc l’ancre assez loin dans la baie, dans une mer tres agitee… Etienne part en dinghy chercher les 5 personnes sur le ponton de l’hotel. Retour a 7 dans le dinghy, les vagues sont hautes…

A peine arrives sur le Chat Beaute, nos amis sont trempes, ainsi que leurs sacs de voyage ! Accueil sportif donc… Spaghetti bolognaise a bord (faites maison !) et comme nous ne pouvons pas rester au mouillage dans cette baie, nous partons directement naviguer vers Coche, une ile au large de Margarita.

Pas de treve pour nos amis, pas d’amarrinage donc et nous voilà partis par un vent assez fort ! Ils se comportent stoiquement, personne n’est malade.
Mouillage calme dans la baie de Coche, mais malheureusement, les baignades seront restreintes, la mer est assez verte et les meduses envahissent la plage. Elles sont enormes, c’est la premiere fois que nous en voyons en 6 mois et nous apprendrons par la suite qu’elles ne piquent pas.
Mais bon, pas tres engageant quand meme.

L'ile de Coche est reputee pour son lagon ferme au sud de l’ile ou se regroupent des milliers de cormorans…

Activites traditionnelles de mouillage, quelques baignades a la plage, kayak, jeux….

Nous restons a Coche 2 jours et decidons de revenir sur Margarita.

Navigation de 5h, difficile car face au vent avec une houle assez forte. Le genois se prend dans la barre de fleche et se dechire sur une grande partie… Bon, on a encore la grand voile donc pas de probleme… Mais il va falloir faire reparer a Margarita...

Retour prudent de nuit a Margarita…

C’est bien tristes que nous quittons le paradis de la Blanquilla pour retourner a Margarita.
Mais c’est pour la bonne cause, nous allons accueillir des amis !
Pour la premiere fois, le Chat Beaute sera a son maximum en terme de capacite : 9 personnes a bord pendant une semaine !
Une navigation de nuit bien tranquille en terme de vent, mais nuit blanche pour l’equipage. En effet, sans etre effrayes par toutes les histoires d’actes de piraterie aux abords de Margarita, nous sommes vigilents, d’autant plus la nuit est bien noire cette fois, la lune ne nous accompagne pas. Nous croisons beaucoup de bateaux de peche, groupes par dizaines… Donc, quand Etienne fait son quart, Claudie a du mal a dormir… Et vice-versa…

Sur la photo, voici nos tetes a 6h du matin apres une nuit blanche. Avec le harnais, nous sommes attaches a la barre, comme pour toutes les navigations de nuit, l’outil de navigation indispensable a la main : le GPS !
Nous arrivons fatigues mais rassures en milieu d’apres-midi a Porlamar, un mouillage que nous connaissons bien maintenant. Les enfants, eux, ont tres bien dormi et "petent la forme" !

2 jours d’organisation pour preparer le bateau a la venue de nos amis : un avitaillement enorme, laverie comme d’habitude…



vendredi 11 avril 2008

Pour vous reperer....

En bas de cette page d'accueil, nous avons ajoute la carte des iles du Venezuela comme element fixe.
A chaque publication d'un nouvel article, cette carte restera donc affichee en bas de page pour que nos fideles lecteurs puissent se reperer !
Bonne lecture !
Les Chats

jeudi 10 avril 2008

Exploration de la Blanquilla : secourus par l’armee Venezuelienne !

Etienne etant persuade que cette ile a un jour ete un refuge de pirates, il n’a pas de mal a convaincre les enfants d’aller chercher les tresors enfouis. Nous voilà donc partis avec nos amis de ‘Grenouille’ pour explorer l’ile.

Une ile deserte ou presque : nos seules decouvertes se resument a un puits, une chapelle miniature, et des anes !


Nous marchons au milieu des cactus geants, des cactus sauteurs enfouis dans les herbes (et ils font tres mal !), des lacs asseches, donnant parfois l’impression de paysages lunaires.

Nous continuons a marcher, et a marcher encore. Cela fait plusieurs heures que nous marchons sous le « cagnard », avec comme seules reserves 2 bouteilles d’eau pour 8. Il fait tres chaud et nos reserves s’epuisent. Alors notre objectif est d’atteindre le refuge des guardacostas (les gardes-cotes de l’armee venezuelienne) pour qu’ils nous depannent en eau. Nous ne trouvons pas leur base et nous continuons a marcher.

























Nous faisons un stop dans une baie magnifique ou nous apercevons un bateau de pecheurs mouille au large. Etienne, le plus courageux, nage vers leur bateau. Les pecheurs l’apercoivent et viennent a sa rencontre en barque. Ils nous depannent en eau... tres trouble… Est-elle reellement potable ? Tant pis, nous nous lancons, nous avons tellement soif que nous le saurons le lendemain !
Les pecheurs nous indiquent que les gardes-cotes se sont plus tres loin (encore 1/2h peut-etre) et qu’ils auront peut-etre de quoi nous nourrir un peu.

Nous en profitons donc pour nous rafraichir dans une eau turquoise transparente .
Et nous voilà repartis… L’apres-midi avance et nous nous demandons comment nous retournerons aux bateaux. Il fera nuit en effet, nous n’avions pas prevu que cette expedition serait si longue et nous n’avons donc pas mis nos feux de mouillage. Il sera donc impossible de localiser nos bateaux dans la nuit alors que l’ile est inhabitee donc pas eclairee.

Il est donc temps d’aller entamer les negociations avec les guardacostas…

Nous arrivons finalement a leur « settlement » et sommes accueillis par le meme garde que celui qui a fait l’inspection du bateau quelques jours auparavant. Il nous reconnaît… Heureusement qu’Etienne est la pour leur raconter notre aventure. Quand nous lui annoncons que nous arrivons a pied de Playa El Yaque, notre lieu de mouillage, il nous regarde, completement abasourdi ! « Mais vous etes fous, c’est a 20km d’ici en ligne droite !». Et comme nous nous sommes perdus, nous avons surement marche 25 km dans les cactus, les pieds et jambes ecorches vifs !
L’accueil des militaires est plus que chaleureux. Ils nous apportent des boissons, nous installent des chaises… Les enfants l’attendrissent… Ils nous prennent pour des parents indignes qui ont fait marcher les enfants pendant des heures sous le cagnard sans eau ni nourriture !
Ils nous informent que le commandant de la base fait la sieste (!) et qu’il va falloir attendre son reveil pour lui demander son accord pour nous ramener a nos bateaux - au moins les enfants - avec leur barque a moteur !
Accord obtenu pour tout le monde, ouf… Les gardes-cotes preparent donc leur barque (avec un moteur de 75CV quand meme, remarque Lucas) et nous ramenent en fin d’apres-midi.
Nous sommes brules par le soleil (et oui, malgre nos bronzages intenses, il nous est encore possible de prendre des coups de soleil… oh les snobs !) et le sel, fatigues… mais heureux de notre expedition…
Quant aux tresors enfouis, il va nous falloir une seconde expedition pour les trouver !