vendredi 28 mars 2008

A la decouverte de Porlamar - Margarita

Premieres impressions de Porlamar, le port principal de la plus grande des iles venezueliennes : Assez sale, odeurs pas tres agreables, ville tres embouteillee (au prix de l'essence - moins de 2 centimes le litre -, on comprend pourquoi tant de voitures circulent, et pas des plus neuves !...)

Donc pas tres attractive au premier abord. C'est l'ile du commerce (hors taxes) en tous genres, des echopes partout, vendant des produits assez cheap, des copies de produits de luxe, des vetements assez "tape-a- l'oeil".

Seul coin du centre ville qui vaut le coup : la Plaza Bolivar avec son eglise qui ressemble plutot a une mosquee d'ailleurs. Cette place est animee en permanence par des defiles deguises (ce n'est pourtant pas le carnaval), des orateurs qui font des discours, de la musique.


















Le Conejero Market, le plus grand marche de l'ile, regroupe des etals de viande et poissons, de fruits et legumes, de vetements. On a l'impression d'etre au souk de Marrakech, (les affaires y sont interessantes) Bref, pas de quoi se pamer devant cette ville lourde en atmosphere.

Demain, nous partons en bateau faire le tour de l'ile par l'est. Nous mouillerons dans un village de pecheurs (Juan Griego) et ce sera notre point de depart vers Blanquilla (une grosse journee de navigation avec depart a 5h du matin). Avec cette nouvelle etape, nous retournerons a la solitude des iles ! Seuls quelques coast-guards et pecheurs y vivent !

Nous reviendrons a Margarita vers le 10 avril pour receptionner nos visiteurs. Avec eux, nous decouvrirons le reste de Margarita qui fait 1100km2, 315km de cote et comprend 350,000 habitants. Il y a donc de quoi faire en dehors de Porlamar...

Les lanchas, barques typiques des pecheurs, de vraies bombes !


Une petite page de publicite...

Pas encore disponibles en Europe... mais ca ne saurait tarder !

mercredi 26 mars 2008

Margarita : le sens du commerce

Deux jours que nous sommes a Margarita... Nous nous debarassons des "corvees" : on donne le linge a laver, on fait les formalites de douane et d'immigration (la fameuse "clearance", voir article ci-dessous), accueillis par un gentil singe qui garde la forteresse des douaniers !

Puis aujourd'hui, "corvee" avitaillement. Honnetement, ca vaut le detour ! Juan (de la marina qui porte son nom, et qui se resume a sa modeste personne, sa guitoune et son ponton d'acces pour les dinghies) organise 3 fois par semaine pour les plaisanciers un aller/retour gratuit en bus a un shopping center gigantesque.

Nous voila donc partis pour l'expedition avec vingt autres personnes dans le bus.

On nous attife d'un badge VIP (!) qui nous donne droit a une boisson gratuite a l'arrivee au mall ! On fait nos courses (2 caddies pleins, il fallait bien ca, nous commencions a etre en panne de tout) et a la caisse, nous montrons notre badge. Nos courses sont alors mises en caisse au nom du bateau. Nous repartons en bus et nos caisses sont livrees sur le ponton !
C'est'y pas beau la notion de service ?
Les prix ici sont incroyablement bas. Ca nous change du cout de la vie dans les autres iles.
Total de la note : 1,6 million............ de bolivars ! (l'equivalent de 400 US dollars) et avec ca, nous voila autonomes pour plus de 3 semaines !
Et comme le mall reunit d'autres magasins que celui d'alimentation, nous shoppons un peu, activite que nous n'avons pas pratiquee depuis de longs mois.
Au diable l'avarice, Claudie s'offre genereusement 4 shorts au prix unitaires de 7 US dollars ! (bon d'accord, ce n'est pas Chanel, mais ils sont tres sympas !)
Voila donc nos "corvees" terminees...
Demain nous nous lancons a la decouverte de l'ile, en tous cas de Porlamar, sa capitale... Nous partirons positifs malgre la reputation pas tres touristique de l'ile.
Margarita est surtout une escale necessaire pour les plaisanciers qui "attaquent" le Venezuela. Nos prochaines iles (Blanquilla, Tortuga, Los Roques, los Aves...) sont quasiment desertes, donc nous devons etre autonomes.

mardi 25 mars 2008

Margarita : Retour a la civilisation !

Ouh la la, mais c'est quoi tous ces buildings ?
Et ces lumieres partout ?
Apres une journee de navigation, nous sommes en effet arrives a Margarita hier.
Nous venons des Grenadines, iles assez sauvages, puis des Testigos ou nous avons passe une semaine isole, entoures de barques de pecheurs... Donc l'impression est etrange...

Etape cependant indispensable pour refaire le plein de nourriture et de diesel, faire les grosses lessives, enfin l'habituel "coup de propre" du bateau ! Il faut dire qu'ici, rien n'est cher, donc on en profite (pour info, 100 litres d'essence = 7 euros !)

Hier soir, une envie de viande rouge nous a subitement prise. Cela fait quelques mois que nous n'avons pas mange un bon steak ! Et la viande rouge en Amerique du Sud est un regal... Donc direction un restaurant "chic" du bord de mer... Le filet mignon de boeuf (enorme) fond dans la bouche. Cout par personne : 8 euros... Ca vaut le coup, non ? Et en plus, ca change du poisson !

Nous allons rester ici quelques jours pour investiguer l'ile (recit a venir) et faire un peu de shopping. Puis nous partirons a Blanquilla et reviendrons a Margarita mi-avril pour accueillir des amis a bord. Nous serons 9 pendant 1 semaine, un record sur le Chat Beaute !

lundi 24 mars 2008

Apres l’effort…

Seance serieuse de CNED…


… Le reconfort...

avec l’equipe de choc des jeunes : de gauche a droite Julie, Lucas, Arthur (de ‘Taugl’), Marc derriere Tom (de ‘Grenouille’)


…et le plaisir !…

Lucas apprend a barrer un petit deriveur, qui est en fait l’annexe de ‘Taugl’

Les “batocopains’’… d’abord !

Depuis Grenade, notre vie sociale a bien change. Nous avions rencontre ‘Grenouille’ en Martinique en janvier, et avions fixe rendez-vous en mars a Grenade pour aller au Venez ensemble. Nous sommes tombes sur ‘Lady Fish’ avec Gwen et Veronica (l’equipage qui nous a accompagne dans nos debuts au mois de decembre), ‘Grenouille’ nous a fait rencontrer ‘Taugl’ et leur drole de cata.
Depuis, nous naviguons ensemble ou nous nous retrouvons aux mouillages, les enfants passent leur temps ensemble, les parents s’invitent… Tout cela en parfaite harmonie et dans le respect de l’independance de chacun !

En dehors du ‘Chat Beaute’


… voici donc ‘Grenouille’ (Alex, Corinne, Marc 13 ans et Tom 11 ans) partis de France apres avoir vendu leur entreprise de yaourts pour se lancer dans la grande aventure de la transat, suivie d’une annee sabatique sur leur monocoque Oceanis 40 tout neuf. Roi du yaourt, Alex a peaufine notre recette de yaourts bien cremeux !


‘Taugl’ (Olivier, Carmen, Arthur 11 ans et Zoe 3 ans), partis de Thonon (!) pour 4 ou 5 ans de tour du monde sur leur cata de conception originale avec une structure souple reliee par des bouts ! Un Wharram 42 autrichien tres solide et tres fiable (il entame son 2eme tour du monde).




… et ‘Lady Fish’ entierement refait (Gwen et Veronica,). Leurs plans ont change depuis que nous les avons quittes a la Guadeloupe… La traversee du Pacifique et le tour du monde sont toujours a l’ordre du jour, mais dans 1 an. D’ici la, ils rempliront leur caisse de bord en convoyant des bateaux. Premier projet : ramener ‘Grenouille’ en France !


Comme ces bateaux, plus d'autres encore, naviguent dans les differentes iles du Venezuela, nous fixons des rendez-vous sur la VHF (77 est le canal des francais) et nous nous retrouvons a certaines escales !

"Clearance" en general… et aux Testigos en particulier…

Dans toutes les iles ou nous avons mouille depuis le debut de notre periple, il y a des formalites obligatoires a accomplir pour etre en regle avec les douanes et l’immigration : la « clearance d’entree » quand nous arrivons dans une ile et la « clearance de sortie » quand nous la quittons. Il faut declarer le bateau et les passagers (meme nos invites !), papiers a l’appui, et ce, meme si nous ne restons qu’une nuit. Procedure normale pour controler l’entree et la sortie des individus en dehors des arrivees par avion.

En entrant dans une ile, il faut montrer la clearance de sortie de l’ile precedente pour que les autorites soient en mesure de « traquer » les va-et-vient des bateaux.

Il y a un delai de 24h apres l’arrivee au mouillage pour effectuer ces formalites (au cas ou les bureaux seraient fermes). Pendant ces 24h, il faut hisser le drapeau jaune qui signifie : « Mon bateau est sain et je demande l’accueil dans vos eaux territoriales ».

Donc, vu le nombre d’iles ou nous nous sommes arretes, vous imaginez le nombre d’heures passees a faire des formalites !
Certains bateaux « skippent » ces procedures (il nous est arrives aussi de ne pas nous y soumettre, par flemme, ou parce que l’ouverture des bureaux etait trop aleatoire).

A nos risques et perils pour l’acces a l’ile suivante…

Aux Testigos, il n’y a pas de bureau pour faire ces formalites. Mais il est obligatoire de se declarer et, en theorie, nous sommes autorises a rester 3 jours, avant de rejoindre un vrai port d’entree au Venezuela (Margarita dans notre cas).

Je dis « en theorie » car il est possible de negocier…
En effet, en montant a la dune de Testigos Grande, nous tombons sur un Venezuelien qui nous demande s’il est possible de l’emmener avec notre dinghy a l’ile principale. Etienne l’emmene. En discutant avec lui sur le dinghy, Etienne decouvre qu’il est « coastguard » aux Testigos… Il se fait confirmer que 3 jours maximum sont autorises sur l’ile, delai qu’Etienne reussit a transformer en 1 semaine… en remerciements du transport en dinghy ! Et comme il est le roi de la nego, 1 semaine est aussi accordee a nos batocopains ‘Grenouille’ et ‘Taugl’ !

Sur la photo, vous voyez le drapeau jaune, et au dessus, le drapeau Venezuelien. Il n’est pas obligatoire de hisser le drapeau du pays dans les eaux duquel nous naviguons (c’est ce qu’on appelle un « pavillon de courtoisie », marque souvent appreciee par les locaux). a droite, le drapeau de la nationalite du bateau est, lui, obligatoire (celle du port d’attache, Toulon dans notre cas, donc drapeau francais).

Bivouac aux Testigos - La ponte des tortues !

En nombre (4 bateaux, donc 14 personnes !), nous decidons d’aller bivouaquer sur la plage de l’autre cote de l’ile pour tenter de voir les tortues pondre leurs œufs la nuit.
Les preparatifs sont a la hauteur de l’expedition : achat de langoustes aux locaux (pour 3 francs 6 sous et en prime, ils nous donnent 15 bonites), preparation d’un taboule, d’un gateau, du vin rouge !… materiel de « camping », grille a barbecue, lampes, cerf-volant… et nous voilà partis pour l’escalade de la dune. Les enfants, infatiguables, font plusieurs aller/retour.
On s’installe. Un veritable campement ! La nuit tombe mais la pleine lune nous eclaire assez pour commencer un feu… Diner festin… On est bien… « Meme si les tortues ne pointent pas le bout de leur nez, ce bivouac aura ete super » disent les enfants.

On organise des rondes pour arpenter la plage. Elle est immense et, de nuit, il est impossible de faire la distinction entre un gros rocher et une eventuelle tortue.

Vers 21h, nous sommes recompenses. Une ENORME tortue arrive sur la plage, elle commence a faire son trou pour y deposer ses œufs. C’est un travail colossal pour elle. Elle est lourde, il lui est difficile de progresser sur la plage. Sa respiration est bruyante. Elle est a 3 metres de nous. Nous sommes 14 a l’observer, assis religieusement derriere elle pour ne pas la deranger.
Le labeur est long. Il lui faudra pres de 2 heures pour pondre et enterrer ses œufs (en moyenne 50 par ponte) avant de retourner, tres lentement, a la mer.
C’est un spectacle feerique, que nous n’aurions jamais imagine voir un jour « en live ».

Nuit a la belle etoile, tout le monde dort bien, sauf l’equipage du Chat Beaute, les plus mal equipes (un simple drap sur la plage et une couverture qui pique !). Nous sommes reveilles par un grain vers 6h du matin. Retour aux bateaux.

Meme si tout le monde est un peu grognon par manque de sommeil, nous gardons en memoire ce spectacle inoui et n’arretons pas de le commenter !

NdlR : Sur les 50 œufs pondus par tortue en moyenne, la moitie environ sera mangee par les oiseaux qui creusent dans le sable, l’autre moitie eclora. Sur cette moitie, une dizaine de bebes tortues seulement survivront et iront se jeter dans la mer.

L’ascension des dunes de Testigos Grande

L’archipel des Testigos est compose de 3 iles ou se repartissent 150 habitants au total. Des Venezueliens dont l’accueil tres sympathique laisse presager des contacts agreables dans toutes les iles qui nous attendent.

A Testigos Grande, vision du bout du monde, une grande dune de sable surplombe la mer et se termine sur la cote au vent de l’ile. Paysage assez original, c’est la 1ere fois que nous voyons des dunes dans les iles. On escalade… Le sable est tres fin, tout blanc et nous decouvrons un superbe panorama, une plage deserte et des crabes geants cavalant sur la plage.

Et puis… quelles sont ces grosses traces formant un grand « V » sur la plage ? Nous interrogeons les rares locaux… C’est la saison ou les enormes tortues de mer viennent la nuit deposer leurs œufs sous le sable et repartent dans la mer. Les traces sont gigantesques. C’est decide : nous irons bivouaquer pour aller admirer le spectacle.



Nous sommes 5 bateaux au mouillage dont ‘Grenouille’, ‘LadyFish’ et ‘Taugl’ et nous. Les enfants sont autonomes ici, partent a plusieurs en kayak, vont aux dunes, passent d’un bateau a l’autre, s’invitent… Le programme du CNED en prend un coup, meme si tous les enfants sont au meme regime. Les parents essaient d’etre rigoureux, mais bon, on « lache du mou » ! Nous sommes a jour dans les envois d’evaluations, donc ils peuvent se permettre une certaine souplesse…

Testigos : notre premiere navigation de nuit tout seuls !

Nous partons a 18h30, il fait deja nuit a Grenade. Bonne petite brise, peu de houle… Des conditions de reve pour cette premiere navigation de nuit en solo. 90 miles nous separent des Testigos.
L’apres-midi a ete consacree a la preparation de cette nav. Nous dinons tot apres le depart, les enfants ont droit a un film… et au lit !
Les 2 cap’tains sont prets pour les quarts de nuit. Ils s’equipent avec le nouveau harnais acquis a Grenade. Pas question de passer a l’eau en pleine nuit pendant que l’autre se repose !

Le GPS nous fixe le cap.
Etienne assure de 22h a 1h30, Claudie de 1h30 a 5h, relayee par Etienne au petit matin. La nuit est magique, claire dans sa 1ere moitie puisque la lune nous accompagne, nuit grise ensuite quand la lune se couche. Le bruit des vagues nous berce, on percoit meme des chants de dauphins mais il est impossible de les distinguer dans le noir. Un ecouteur d’I-pod dans une oreille, l’autre libre pour etre a l’ecoute la VHF.
Nous naviguons avec ‘Grenouille’… On distingue au loin son feu babord, mais impossible de dire a combien de miles il est…

‘LadyFish’, avec Gwen et Vero, nous suit a quelques miles.
Nous croisons 2 bateaux au loin, immobiles apparemment, donc nous sommes vigilants… Arrives a leur hauteur, nous concluons que ce sont des bateaux de coastguards, charges de surveiller le trafic de nuit des bateaux dans cette zone.

Premieres lueurs du jour vers 5h30… Magique… Etienne prend la barre…
9h30, nous atteignons les cotes des Testigos apres 15h de nav. et choisissons notre mouillage devant un petit village de pecheurs.. et bien sur, pres d’une plage de sable !
Les enfants se levent, les yeux encore plein de sommeil : « On arrive dans combien de temps ? »
« Mais on est arrives, regardez ! » Emerveillement… Ils n’ont rien vus de toutes ces heures. Berces pas la houle, ils ont dormi comme des loirs, confiants dans les talents de leurs parents !
‘Grenouille’ arrive en meme temps que nous, ‘LadyFish’, 2 heures plus tard.

Quant a ‘Taugl’ (la famille partie de Thonon pour un tour du monde de 4 ou 5 ans, avec 2 enfants a bord), ils nous rejoignent le lendemain matin.

Nous allons nous coucher 2 heures, repos bien merite. Meme si les navigations de nuit dans ces conditions sont sereines, l’attention doit etre soutenue en permanence !


jeudi 13 mars 2008

En route vers les Testigos !

Vendredi soir, nous partirons au Venezuela. La meteo semble favorable avec un bon vent qui nous emmenera au portant aux Testigos en 1 nuit + ½ journee (ou 1 journee).
Seule une trentaine de familles y vivent, pas d’avitaillement possible, seule ressource, la peche et bien sur pas de connexion internet ni de telephone.
Nous y resterons peut-etre une semaine, en fonction du delai autorise puisque nous ne ferons les formalites d’entree au Venezuela que lorsque nous atteindrons Margarita, notre escale suivante.

Nous ne pourrons donc pas communiquer avec vous avant un moment !

En attendant, et pour que puissiez mieux suivre notre periple, voici une carte des iles du Venezuela que nous visiterons dans les prochains mois…



Grenade : l’ile aux Epices

Enfin nous nous organisons pour visiter l’ile. Le genois est repare, les diverses reparations ou amenagements sont termines, l’envoi du CNED est fait, les frigo et placards sont remplis, on ne mourra pas de faim dans les 15 prochains jours. Il est donc temps d’aller visiter la fameuse « ile aux epices », et honnetement, elle vaut la peine d’etre decouverte.

D'abord, c’est une ile de culture anglaise assez riche : voitures neuves et grandes maisons colorees (construites sur pilotis), cerfs-volants multicolores de fabrication locale a base de bambou (il y a des competitions partout dans l’ile, c’est magnifique), quelques terrains de crickets. On est meme tombes sur un shopping mall (bon d’accord, rien a voir avec les US, mais les magasins sont assez bien achalandes)

L’ile est luxuriante, vivante, propre et les habitants sont tres agreables.

Hormis les traditionnelles visites des marches aux poissons, aux legumes et aux epices, nos visites a marquer au « Top 10 » sont :


Les Carmel Waterfalls, avec rochers servant de toboggans aux enfants. L’eau est claire, on s’en donne a cœur joie ! Un guide local nous fait decouvrir (et surtout don) de toutes les plantes de cette region, notamment des fruits a cacao (un regal), des bay leaves que l’on fait infuser (tres bon pour nettoyer le ventre, comme il dit), des ecorces fraiches de canelle, des fruits inconnus (on ne se souvient meme plus des noms) mais delicieux. Notre sac a dos est plein de victuailles pour la journee. Ces cascades, situees a l’est de l’ile sur la cote au vent, sont l’occasion de passer par des villages de pecheurs authentiques et charmants, tres bien entretenus avec leurs petits jardins.

La distillerie de Rhum d’Antoine River : elle date de la fin du 17eme siecle et ne fonctionne qu’avec des produits naturels. Sa roue a aube, la plus vieille de tout l’hemisphere nord (et ils en sont fiers !) broye la canne a sucre trois fois de suite pour en extraire le jus, chauffe avec les residus de canne. Le jus fermente 8 jours (processus entierement naturel) puis il est transfere dans des cuves en vue de distillation. La encore, le chauffage des cuves s’effectue au bois. L’alcool obtenu (75 degres) est teste, puis coupe avec de l’eau pour les « crus » moins forts.
La distillerie produit 800 bouteilles par jour, et nous avons eu droit, bien sur, a une seance de degustation !

Grenade : une semaine riche en emotions !

D’abord, nous retrouvons comme prevu notre batocopain « Grenouille ». Nous partirons donc avec Alex, Corinne et leurs 2 garcons Marc et Tom vers le Venezuela. Les retrouvailles se celebrent autour d’un apero/diner et depuis, nous passons beaucoup de temps ensemble ! Chacun chez soi, mais pas mal d’activites en commun, notamment les 4 enfants qui sont au meme rythme : CNED le matin (comme par hasard, le rythme est plus rapide car apres l’ecole, les enfants se retrouvent…), puis activites diverses dont pas mal de bricolages pour les hommes.

Ensuite, nous tombons par hasard sur Gwen et Veronica, l’equipage de choc qui nous a accompagne en decembre. Ils sont en route pour Curacao et passeront par le Venezuela, donc seront du voyage egalement avec leur « Ladyfish » entierement remis a neuf. La encore, apero/diner (on ne fait que picoler dans les iles, comme vous le remarquez)

Nous rencontrons aussi l’equipage d’un catamaran assez spartiate, en route pour le tour du monde avec leurs 2 enfants de 11 et 3 ans. Leur particularite : ils viennent de Thonon !

Enfin, le 11 mars, nous celebrons les Xeme anniversaire d’Etienne ! Julie a decore le bateau a cette occasion.
«Grenouille», tres creatif, a offert a Etienne un magnifique «Chat Beaute» fait main (et pinces a linges). Un chef d’œuvre qui touche beaucoup Etienne !

Tout le monde est au meme mouillage et les aller/retour d’un bateau a l’autre sont nombreux : en kayak, en dinghy, a la nage, peu importe !

jeudi 6 mars 2008

En route vers Grenade : un "crime" en douceur...

Une journee de navigation au portant bien agreable entre Union et Grenade ou nous sommes arrives hier !
Nous pechons un thon... Mais cette fois, nous optons pour la methode douce. Plutot que de tuer "la bete" en lui coupant directement la tete, ce qui occasionne un bain de sang dans le cockpit, sans possibilite de nettoyer puisque nous sommes en nav, Lucas choisit l'option douce : il lui verse directement du rhum (la "very strong" bouteille a 85 degres, quel gachis !) dans les branchies... Mort immediate... et bateau propre !

Nous le mettons au frais et a l'arrivee, Etienne se charge de couper les filets que Claudie se fait une joie de preparer pour le diner du soir et le dejeuner du lendemain.
Mais bon, nous devenons exigeants... Le thon, c'est pas mal, mais on prefererait varier un peu les repas en pechant d'autres specimen !

dimanche 2 mars 2008

Grenadines - Union, un pique nique memorable !

Union est situee a peu pres au centre des Grenadines, a egale distance de Saint-Vincent au Nord et de Grenade au sud.

Recemment ouverte au tourisme, elle s'est equipee de petites echopes, d'un petit marche aux fruits et legumes et de petits bistrots-restaurants sympathiques en bord de mer.

Nos amis etant partis la veille, les quatre "Chats" se sont sentis un peu seuls apres la vie trepidente menee a 8... Mais pas question de se laisser aller a la morosite pour autant ! L'aventure continue, nos prochains visiteurs sont attendus pour les vacances de Paques au Venezuela.


Donc, direction l'epicerie "Gourmet", achat d'un camembert, de saucissons et de baguette (quel luxe !), et en route pour une randonnee-pique nique au sommet de l'ile pour aller admirer le panorama memorable offert par Fort Hill !

Une vue imprenable a 360 degres surplombant l'archipel des Grenadines qui vaut l'effort de grimper cette colline sous un soleil de plomb. I-ni-ma-gi-nea-ble... Nous pouvons suivre du doigt notre itineraire depuis Saint-Vincent, les distances semblent si petites... Et pourtant, on distingue pas mal de petits points blancs sur cette mer, les voiliers !
Reconnaitrez-vous le Chat Beaute au mouillage ci-dessous ?...